Agra ville du Taj Mahal…

Nous avons pris la route pour Agra tôt le matin avec notre « best driver ». Quand on est arrivés, on a pu voir que le tourisme et la pauvreté étaient les deux principales caractéristiques, et les opposés aussi, de cette ville chaotique.

On a pu visiter le vieux fort de la ville qui est le plus le vieux et plus grand fort de l’Inde avec ses 38 hectares : Amber Fort. Un vrai château fort du moyen-âge avec son pont levis, ses douves et ses trois remparts de 21 mètres de haut, et longs de plus 2km, qui servaient à défendre la ville impériale. Bâti pour la première fois en 1080, c’est un fort qui a subi de très nombreuses batailles car il occupe une position stratégique. En 1558, un empereur Moghol (Akbar) décida de reconstruire le fort en ruines pour en faire un palais résidentiel pour son fils. Sa reconstruction prit huit années et se termina en 1573. Plus de 4000 personnes y ont travaillé. Le grès rouge qui servit pour sa rénovation fut importé du Rajasthan.

Aujourd’hui on contemple ses palais de marbre, ses mosquées et ses jardins, mais le plus beau est la vue qu’il offre sur le Taj Mahal. Il a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1983.

Ensuite nous avons réalisé un des rêves d’enfant de Nalenouille qui était de voir le Taj Mahal, un palais qui nourrit nos rêves et qu’on imaginait magnifique et incroyable. A le voir en vrai on se rend vite compte de sa pureté, de sa beauté, et son histoire nous a laissés bouche bée.

Le Taj Mahal qui signifie « palais de la couronne », est un mausolée de marbre blanc incrusté de pierres précieuses et de sourates du coran sur toutes ses façades. Il fut lui aussi construit par un empereur Moghol Shâh Jahân en hommage à son épouse décédée en 1631 en donnant la vie à leur quatorzième enfant. Sa construction démarra dans la même année et s’acheva dans sa plus grande partie en 1648. L’empereur décède en    1666, et fut inhumé auprès d’elle. Sa construction employa plus de mille éléphants pour acheminer les matériaux qui servirent à son édifice. 28 types de pierres fines venant de toute l’Asie ont été utilisées pour réaliser les motif incrustés dans son marbre blanc.

Quand on franchit ses portes on arrive dans ses énormes jardins qui évoquent les jardins du paradis. Sur sa gauche on y trouve une mosquée construite afin de sanctifier l’endroit et d’offrir au pèlerin un lieu de culte. À sa droite on y trouve la même réplique de la mosquée qui sert à garder une symétrie exacte, mais qui n’a pu être utilisée comme mosquée car elle n’est pas orientée vers La Mecque. À l’intérieur on y trouve une pièce centrale qui est la chambre funéraire contenant les deux cénotaphes en marbre de l’empereur et de l’impératrice recouverts de caractères arabes et de fleurs en mosaïque de pierres précieuses.

L’accès au palais se fait uniquement avec les tuk-tuk ou à pied si on arrive en taxi car il y a de gros problèmes de pollution dus au tourisme de masse. Cela fait jaunir son marbre, ce qui entraîne des plans de nettoyage à l’argile afin de lui conserver sa beauté. L’opération est renouvelée tous les 2 ou 3 ans, et est estimée à 230 000$. Il est aussi menacé par le terrorisme : la sécurité y est renforcée depuis le 11 septembre 2001 et la menace de la guerre avec le Pakistan. Son reflet étant visible à 40 km à la ronde, cela fait de lui une cible potentielle, alors plusieurs mesures de sécurité on été envisagées. Au début couvert d’échafaudages pour éviter son reflet, aujourd’hui il est envisagé de le couvrir d’une toile kaki.

Le Taj Mahal est la merveille la plus parfaite de l’art musulman en Inde, un chef-d’oeuvre universellement admiré par l’humanité. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. C’est l’une des 7 nouvelles merveilles du monde depuis 2007.

tailleur de pierre

Agra étant du coup connue pour son travail du marbre, nous avons pu visiter une petite fabrique de toutes sortes de choses faites en marbre. Les artisans nous ont expliqué comment ils incorporent les pierres précieuses dans celui-ci. Ils taillent d’abord la pierre afin de lui donner sa forme souhaitée, puis recouvrent le marbre de henné afin de dessiner le motif à incorporer, puis le creusent à l’aide d’une pointe en métal. Ensuite ils collent le motif, nettoient la couleur rouge du henné et polissent le tout pour que le motif s’intègre et se fonde dans le marbre.

Alors on vous laisse imaginer les heures de travail qu’a dû engendrer le Taj Mahal…

 

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