La découverte de la capitale cambodgienne Phnom Penh

L’histoire de Phnom Penh,

C’est par la capitale cambodgienne, Phnom Penh, qu’on commence notre trip cambodgien.

Phnom Penh est une ville avec un lourd passé : elle fut d’abord colonisée par les français qui transformèrent au fur et à mesure ce petit village en une ville très développée pour l’époque. Elle fut nommée à ce moment-là « la perle d’Asie » pendant quelques années grâce à son architecture et toutes les routes et chemins de fer qui y avait été créés, mais cela ne dura que quelques années. Après ces années glorieuses Phnom Penh et le Cambodge deviennent des camps de base pendant la guerre du Vietnam et beaucoup de vietnamiens s’y sont réfugiés pour fuir les conflits. Elle fut ensuite assiégée puis bombardée par les troupes communistes pour ensuite tomber sous l’invasion des khmers rouges qui la firent évacuer de force en 3 jours. Phnom Penh était vide et ses habitants partis dans des camps de travail forcé, puis la ville fut laissée à l’abandon pendant plus de 3 ans. Les khmers rouges transformèrent les écoles en prisons dont une était nommée S-21 ; aujourd’hui c’est le musée de Tuol sleng.

On a eu la superbe idée d’aller voir ce musée le jour où nous sommes arrivés au Cambodge. Ce musée est l’un des pires musées que j’ai visités de toute ma vie. L’endroit a été laissé tel quel après que les vietnamiens ont chassé les khmers rouges. On peut y voir des anciennes cellules où se trouvent des photos des prisonniers, des hommes, des femmes, des enfants et même des bébés, tout le monde y passait, torture et exécution y étaient omniprésentes. Lorsqu’on est à l’intérieur on peut donc ressentir toutes les horreurs qui s’y sont passées, et on imagine donc ce qu’a vécu cette population. Les sensations qu’on ressent sont horribles, les larmes montent aux yeux quand on lit les récits et qu’on regarde les photos. C’est intéressant de savoir l’histoire, mais c’est abattus et écœurés de ce que l’espèce humaine peut faire qu’on est sortis de ce musée…

Après ça on rentre à pied et rien que le sourire des cambodgiens qu’on croise sur notre route nous aide à nous remonter le moral.

Phnom Penh aujourd’hui c’est un peu chaotique et anarchique. Ils essayent de la reconstruire comme ils peuvent mais la guerre a grandement dévasté le pays et les moyens financiers sont réduits. Aujourd’hui dans les rues de Phnom Penh on peut entendre le brouhaha des scooters mélangé au bruit des moteurs de gros 4×4 de luxe ; parmi eux, sur le bord des routes, on peut voir les marchands ambulants vendre des nouilles, des beignets… Le niveau de vie n’est pas le même pour tout le monde et on remarque un grand fossé entre les gens. En sortant du S-21 on a rencontré un monsieur qui nous a expliqué qu’aujourd’hui c’est mieux qu’avant parce qu’il n’y a plus de guerre. Mais le système est très corrompu : il nous disait qu’il y a des gens qui s’enrichissent énormément et que l’économie du pays ne tient pas à grand chose, qu’il manque énormément d’écoles et de lycées, que le système scolaire y est très précaire, ce qui fait que beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés.

Les visites 

A Phnom Penh il y a aussi d’autres choses très intéressantes à voir et pas aussi trash que le S-21. Il y a le musée national où se trouvent de très belles collections de sculptures des dieux hindouistes et bouddhistes qui datent de l’époque khmer, mais aussi des statues récupérées des temple d’Angkor. Une visite très enrichissante, et en plus, dans ce musée, tout est traduit en français. Il y a aussi le palais royal qui est très joli de couleur or avec plein de détails ; dans le palais on trouve des temples, on ne peut pas rentrer à l’intérieur de tous mais on peut les contempler à travers les fenêtres. L’intérieur est très joli et brille de mille feux, les photos y sont interdites dans certains, les plus beaux bien-sûr. Il y a un temple avec un sol tout en argent mais il est protégé par des tapis : on peut juste apercevoir quelques parties et constater qu’il est abîmé et que le tapis est là pour le préserver. Rien qu’en regardant les bouts qui sont apparents on peut imaginer la beauté de la pièce quand tout est découvert, ça doit être impressionnant ! Le palais est vraiment joli, il vaut bien un petit coup d’œil.

On y trouve aussi des marchés :

Le marché russe où on peut trouver beaucoup de vêtements, des chaussures, des sacs, des sculptures, plein de souvenirs. De l’autre côté c’est le coin bricolage : on trouve toute sorte d’outils et plein de pièces de scooter, du piston au moteur entier. Il y a un autre côté où se trouvent des petits bouis-bouis pour manger et des stands qui vendent des épices, des fruits, des légumes, de la viande.. Ici on trouve un peu de tout, c’est grand ! ce marché est plutôt pour les touristes.

Il y a aussi le marché Phsar Orussey qui est plus pour les locaux ; il ressemble à un grand Gemeco (pour les gens d’à côté de chez nous !) ou une solderie en vraiment énorme ! il est sur deux étages : on trouve au premier étage toute sorte d’épices, de la nourriture en tout genre, des accessoires pour la maison et pour le bricolage. A l’étage on trouve des stands qui vendent du maquillage, du shampooing, des bijoux, et des fringues, il y a même des stands pour faire des vêtements sur mesure. C’est un marché très amusant à faire car on peut observer les locaux dans leur train-train quotidien.

Ce petit séjour à Phnom Penh nous a vraiment plu, on a appris beaucoup de choses sur la vie ici sur la ville et l’histoire du Cambodge.

Petits conseils pratiques :

Hébergement: nous avons logé au « happy hostel » : auberge de jeunesse avec une ambiance très sympa. Le personnel y est accueillant il y a un roof top plutôt cool pour faire des rencontres et l’auberge est bien située. On a payé 10$ la nuit pour une chambre double.

Pour manger: il y a des petits bouis-bouis dans les rues de Phnom Penh où on mange pour 1,5$ de très bons plats comme des noodle soup du fried rice ou des fried noodle.

Livre: Pour ceux qui voudraient en connaître plus sur l’histoire des khmers rouges au Cambodge je recommande le livre d’abord « ils ont tué mon père de Loung Ung ». C’est un super livre biographique sur l’histoire d’une petite fille pendant la guerre. Je l’ai acheté à Phnom Penh à un monsieur qui les vendait pour une association d’handicapés. Il me l’a vendu à 6€, je pense qu’en France il est à vendre pour 19€.

Pour les visites :

Le S-21 ou musée de Tuol Sleng: ouvert tous les jours de 8h à 11h30 et de 14h à 17h30. L’entrée coûte 3$ et il me semble que l’audio guide coûte 3$ aussi. Attention c’est un musée très choquant, pour les âmes sensibles mieux vaut s’abstenir. Accessible à pied du centre.

Le musée national : ouvert tous les jours sauf les jours fériés, horaires d’ouverture 8h-11h30 de 14h-17h30 l’entrée coûte 5$. On l’a visité en deux heures en prenant le temps de tout lire. Accessible à pied du centre.

Le Palais Royal : Ouvert tous les jours de 8h à 11h et de 14h à 17h. L’entrée coûte 6$

Nous l’avons visité en une après-midi en prenant notre temps. Peut-être que le matin il y a moins de monde. Accessible à pied du centre.

Pour les marchés : le marché russe se trouve à 5 kilomètres du centre, mieux vaut prendre un tuk-tuk mais possible à faire a pied. Il est ouvert tous les jours.

N’oubliez pas si vous voulez acheter quelque chose de le négocier avant ^^

Pour le Phsar Orussey il se trouve à 3 kilomètres du centre, il est ouvert tous les jours. On s’y est rendus à pied après le premier marché.

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