Traversée du Laos en auto-stop

Itinéraire de notre traversée en stop du Laos

Après quelques mois passés en Asie nous avons décidé de changer notre façon de voyager afin de rencontrer plus de locaux et de rendre nos déplacements moins lassants parce que les bus c’est bien mais c’est long ! et on aime bien les défis et surtout les rencontres. Sachant qu’au Laos les moyens de transport en commun ne sont pas super, sans parler de l’état des routes,  nous décidons de traverser le pays entièrement en stop.

1 – Des 4 mille îles à Paske en auto-stop

C’est après avoir repris des forces aux 4 mille îles pendant quelques jours que nous avons trouvé notre premier bout de carton, élément très important pour faire du stop. On a demandé à quelqu’un de nous écrire notre destination en langue locale. Puis nous avons commencé à marcher pancarte en main direction Paske. Un premier camion s’arrête, on saute à l’arrière et c’est parti pour quelques kilomètres à profiter des paysages. Les kilomètres s’enchainent bien, on est chanceux pour cette première expérience en stop en Asie. C’est donc en 15h30 que nous arrivons à Paske, une heure avant le bus que nous aurions dû prendre. Pour une première c’est pas mal du tout.

 

2 – De Paske  à Vientiane en auto-stop

Après cette première expérience plus que favorable nous décidons de continuer à avancer comme ça, et après une boucle en scooter au plateau des Boloven, nous quittons Paske pour Thakhek. Une ville qui nous a servi d’étape pour la nuit. Dommage, nous avions pas le temps de rester mais la boucle en scooter avait l’air vraiment top ! Puis de Thakhek nous rejoignons Vientiane : 350 kilomètres nous séparent de la capitale et c’est en un « one shot » que nous rejoignons la capitale. Nous avons eu la chance de rencontrer Daho, un chanteur local qui rentrait chez lui. Nous avons donc partagé ces 350 kilomètres de route à discuter, à partager nos expériences, nos musiques, un plat au bord de la route et plusieurs bières Lao. Après nous arrivons à Vientiane. Daho nous dépose en centre ville, il nous offre un album de sa musique en souvenir et nous invite à passer une soirée avec lui. Une rencontre incroyable une fois de plus.

3 – Vientiane-Vang Vieng ou Vang Vieng express

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Après quelques jours à Vientiane et une soirée bien arrosée, nous revoilà sur les routes pancarte en main direction Vang Vieng mais cette fois-ci on n’est pas tout seuls ! Non non, nous sommes 8 à partir : un bon petit groupe d’auto-stoppeurs rencontré la veille. Nous décidons donc de faire deux groupes et de faire une course : les derniers payent une tournée de bière Lao.

Le Vang Vieng express peut donc commencer. Après un petit selfie au bord de le route pour prouver au deuxième groupe notre heure de départ, nous commençons notre course grand-sourire et pancarte brandis. On est ultra motivés, on veut gagner ! Mais le trajet va s’avérer un peu plus compliqué que prévu car la pluie est au rendez-vous, ce qui ne nous facilite pas la tâche. Après des heures d’attente au bord de la route avec des averses infernales, c’est tout trempés que nous finissons enfin par arriver au bout. Nous attendons le deuxième groupe qui a commencé une heure après afin de faciliter le départ. Aux retrouvailles nous calculons le nombre d’heures effectué par les deux groupes et à 3 minutes près nous sommes les heureux gagnants de ce Vang Vieng express !

 

4 – Vang Vieng – Luang Prabang en auto-stop

On reprend la route après quelques jours à Vang Vieng à visiter les alentours. On repart mais sans notre petit groupe. Eh oui on part en éclaireurs, ils nous rejoignent le lendemain. Et encore une fois c’est sous la pluie que nous commencons notre journée. Mais cette fois c’est pas des averses ! ça dure plus de 3h sans s’arrêter. Notre pancarte s’imbibe d’eau dès qu’on la brandit, il n’y a pas beaucoup de ciculation. Nous restons bloqués des heures à attendre sous l’abri d’une maison au bord de la route. Puis 3 ou 4 pancartes plus tard (on a dû les refaires tellement elles étaient mouillées), on finit enfin par trouver une voiture qui nous dépose à 20 kilomètres de Luang Prabang. On marche en brandissant la pancarte et on finira la route à l’arrière d’un pick-up mais la pluie s’est arrêtée !! Puis après avoir trouvé un hôtel pas cher qui peut accueillir toute la petite troupe, ils arrivent à Luang Prabang eux aussi.

 

5 – Luang Prabang – Thaïlande en auto-stop

De là nous reprenons la route seulement avec Damien qui lui aussi va en Thaïlande. On choisit un itinéraire un peu aléatoirement sans savoir si nos choix étaient bons, et c’est là qu’un périple compliqué en stop commence… On a du mal à être pris et n’avançons pas beaucoup. La journée est longue et s’achève sous la pluie encore une fois mais à 20 km de la frontière. Vers 20H30 nous décidons de quitter le bord de la route pour trouver un hôtel où passer la nuit afin de repartir bien le lendemain. On dégote une petite guest-house chez l’habitant juste ce qu’il faut pour une nuit.

Et le lendemin à 7h30 du matin on est sur la route pancarte brandie, c’est reparti ! Les gens s’arrêtent, nous demandent toujours des grosses sommes d’argent pour faire ces derniers 20 kilomètres. Nous refusons à plusieurs reprises, puis un bus plein de moines s’arrête, nous demande 25 000 kips : on accepte. Quand on arrive à la frontière le chauffeur a changé d’avis : il veut 250 mille kips ce qui n’est pas exactement la même chose. Nous refusons et lui tendons l’argent qu’il nous reste : sachant qu’on passe la frontière il ne nous reste quasiment pas de sous et même si nous réunissons tous les trois l’argent qu’on a sur nous, on ne peut pas lui donner ses 250 000 kips. C’est donc après une petite engueulade que le gars nous explique qu’il va nous ramener où il nous a pris ! On est énervés mais on n’a pas trop le choix, on rumine, il nous a fait perdre plus d’une heure sur notre matinée pour qu’on se retrouve au même endroit. Alors à mi-chemin sur nos traces Damien profite d’un arrêt et décide de sortir de la voiture rapidement et récupère nos sacs dans le coffre pendant qu’on s’assure qu’il ne redémarre pas.

Après ça nous marchons 2 kilomètres puis trouvons une voiture très facilement : il suffisait de ne plus être dans la ville pour que les Laotiens s’arrêtent. Le pick-up nous dépose à la frontière, on le remercie et partons faire nos visas. Une fois la frontière passée, le trip démarre en Thaïlande !! Nous nous asseyons pour refaire une pancarte et c’est là qu’une voiture s’arrête avec des moines encore !! Incroyable notre karma nous guide !! Ceux-là ils sont vraiment gentils et ils n’ont pas de chauffeur qui va essayer de nous arnaquer. Puis après une journée à faire du stop en Thaïlande et s’être trompés à nouveau, on décide de finir en bus pour rejoindre Chiang Mai car c’est un peu loin, et après trois jours de stop on est quand même bien fatigués. On prend un bus de nuit pour pas très cher direction Chiang Mai.

 

6 – Conclusion de cette aventure en auto-stop :

Notre aventure en stop a été mémorable : nous avons rencontré énormement de gens et nous avons adoré utiliser ce moyen de transport pour découvrir ce pays, sa culture et ses locaux.

Rien de mieux que le stop pour découvrir un pays en profondeur !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *