Rapa Nui, plus connue sous le nom de l’île de Pâques

Notre trajet pour la rejoindre :

Pour arriver jusqu’ici on a fait un long voyage et connu la journée la plus longue de notre vie ! Eh oui !

Nous avons pris un avion de Sydney après avoir passé la nuit à l’aéroport. Nous embarquons à 11h direction Santiago : après un petit stop technique à Auckland pour checker l’avion avant de traverser le pacifique, nous rembarquons à 18h heures locales et c’est parti pour 13h de vol. Après ce long vol, nous arrivons enfin à Santiago à 14h heures locales le même jour. C’est donc pour ça que nous avons passé la plus longue journée de notre vie ! On reste à l’aéroport passer la nuit pour prendre notre vol du lendemain matin, et après 5h de vol, nous arrivons enfin à Rapa Nui… eh oui ça se mérite l’île de Pâques ! Mais rien que quand on l’aperçoit du hublot et qu’on voit sa beauté, on ne regrette pas d’avoir fait un aussi long voyage pour pouvoir la découvrir.

A Rapa Nui l’aéroport qui nous accueille est tout petit, l’un des plus petits qu’on ait fait, mais la piste est énorme ! Apparemment elle fait plus 3,5km de long, une des plus longues d’Amérique latine ! En fait c’est la Nasa en 1970 qui a demandé à allonger la piste pour pouvoir faire atterrir la navette spatiale en cas d’urgence.

Notre découverte de Rapa Nui :

Après avoir installé notre tente au camping Minihoa, on se rend au village pour faire quelques courses de produits frais, puis on en profite pour découvrir le village de l’île. Ici la vie est tranquille, les habitants vivent de petits commerces et surtout du tourisme. Il y a tout ce qu’il faut sur cette petite ile, une école qui assure la scolarité jusqu’au bac, un petit hôpital, une pharmacie, des pompiers, une poste, un petit port… Après notre balade dans le village nous rentrons au camping pour contempler le coucher du soleil accompagné d’une petite cerveza (bière) puis se faire un petit dîner dans la cuisine commune et en profiter pour faire la rencontre de nos voisins de camping.

Le lendemain c’est la pluie sur notre tente qui nous sert de réveil. On stagne un peu puis on se lève. Il pleut toujours donc cette journée sera une journée de repos !

Le lendemain le temps se lève un peu en début d’après-midi : on s’empresse d’enfiler nos chaussures de marche et de partir faire une petite randonnée jusqu’au cratère du volcan qui se trouve à 5 kilomètre du village… Après une 1h de grimpette nous découvrons le joli cratère et son lac au mille îles. On fait le tour mais la pluie s’invite à notre excursion alors que nous voulions aller découvrir le village Orongo.

Le cratère au milles iles.

Nous décidons donc de ne pas y aller car le brouillard nous bouche le paysage, et nous n’avons le droit de rentrer sur le site qu’une seule fois. Nous descendons donc à pied sous la pluie quand trois jeunes du camping s’arrêtent en voiture et nous proposent de nous ramener. Super ! on évite donc de prendre une douche. Arrivés au camping le soleil pointe le bout de son nez, c’est la fin d’après-midi et on décide de se rendre aux Moai juste après le village pour regarder le coucher du soleil. C’est un peu couvert mais ça ne nous empêche pas de tomber sous le charme des Moai dressés dos à la mer contemplant l’île, c’est magnifique.

Les Moai du village au soleil couchant.

Après que le soleil soit parti se cacher derrière l’horizon, nous regagnons le camping à 2,5km avec la pluie comme compagnon, et cette fois pas de voiture pour nous ramener. Nous prendrons donc une petite douche avant de rentrer manger et de passer la soirée avec un français et deux québécois à discuter ; dommage ils partent demain. Nous louons des vélos pour notre journée et c’est donc en vtt qu’on part sur le côté sunset de l’île. La balade qui est une boucle de 20 kilomètres, se fait aussi très bien à pied mais ça fait longtemps qu’on n’a pas fait de vélo, ça nous manquait. On enfourche nos vélos, passons devant les Moai de la veille au soir, on s’arrête à nouveau, on ne se lasse pas de les admirer. Puis on continue le chemin à la rencontre d’autres Moai puis de grottes. Sur ce chemin aussi on a le droit de ne passer qu’une fois, alors on prend notre temps, on profite des paysages incroyables. On s’arrête à la première grotte, entrons par un petit trou dans le sol, puis nous hissons à quatre pattes munis de notre lampe frontale. La lumière du jour revient et on découvre deux trous en plein milieu de la falaise qui donnent vue sur la mer, c’est incroyablement beau !

On reprend notre chemin un peu compliqué parmi tous les cailloux, et c’est bien-sûr à ce moment que je fait une belle chute de mon vtt ! Plus de peur que de mal, je me relève : mon genou a tapé contre un rocher, j’aurai une petite égratignure et un bon bleu les jours à venir mais rien de méchant. Je remonte sur mon vélo et on continue la route ; on s’arrête à la deuxième grotte, un peu moins bien que la première. On continue d’avancer et on arrive à la fin du chemin : on pose nos vélos car à pied on peut continuer en longeant la côte. On décide de faire un petit bout de chemin : ici la vue est incroyable et on peut apercevoir des restes de Moai, mais tout est détruit. C’est un peu triste mais ça fait partie de l’histoire aussi. Après cette balade de quelques kilomètres à pied on remonte sur nos vélos et poursuivons notre route. On arrive à une autre cave, assez grande, en fait c’est un trou dans la terre : il y a des bananiers et une grande cave où on voit qu’il y a eu de la vie.

Les 7 moai et deux Fripouilles

On s’arrête manger notre petit pique-nique ici puis on repart, direction les 7 Moai pas très loin de là. Ils sont plutôt bien conservés car ils sont en pleine terre et subissent moins l’érosion. Ils sont magnifiques ! Apres ça on prend la route pour retourner au village en s’arrêtant à un point de vue où se trouvait avant un Moai, mais il est tombé et on peut admirer des sculptures. On croise un autre Moai sur notre retour en pleine terre également, il est là tout seul à contempler l’île ; l’érosion l’a, lui aussi, moins travaillé que les autres. On reprend à nouveau nos vélos et là, surprise, mon vélo a crevé ! décidément j’ai un peu la poisse aujourd’hui. Il nous reste 5 kilomètres avant le village on commence à pied, puis je finis la route en embarquant Gaétan à l’arrière du vélo pendant qu’il tient l’autre, c’est un peu chiant mais on finit par arriver au village. On passera la soirée à discuter avec un couple de français Gwen et Guillaume qui font le tour du monde eux aussi ! Leur blog : gandgshaketheworld.com.

Aujourd’hui c’est réveil à 6h30 pour prendre un scooter qu’on a loué pour la journée et aller admirer le lever du soleil sur les 15 Moai qui se trouvent à 20 kilomètres du camping ! Bon les couleurs ne sont pas folichonnes pour les photos ce matin, mais le moment est magique : plus la lumière se lève plus on découvre les Moai, c’est juste impressionnant. Ils sont tous différents, pas de la même taille, pas le même nez, on reste bouche bée un long moment devant leur beauté, puis on fait le tour du site. On passe dernière car oui, même de dernière, c’est bien à voir. Puis on reprend notre scooter direction Rano Raraku, la carrière de Moai.

Zobouille et les Moai

Nous découvrons l’ancienne fabrique de Moai, ici aussi on a le droit de n’entrer qu’une fois. On commence notre visite par le cratère du volcan où on peut apercevoir quelques Moai, mais sans pouvoir s’approcher. On poursuit la visite par le flan du volcan où on peut admirer plein de Moai, certains dont on ne voit plus que la tête car avec les années ils ont été ensevelis. D’ailleurs pour Jean-Louis : une fois sur internet nous étions tombés sur cette photo incroyable des Moai en train d’être déterrés, on a tous pensé à un fake en la voyant ! Et c’est à notre grande surprise que nous avons découvert que non ! et que nous avons pu admirer la même photo qui date de 1986 lorsque les archéologues en ont déterré quelques-uns !

Ils sont enterrés !!! Hahaha

Enfin, pour revenir au sujet la carrière de Moai et donc l’endroit où ils étaient faits, pour les réaliser ils sculptaient la tête et le devant du corps du Moai à même la pierre puis ils les excavaient et sculptaient le dos. Ici on peut donc voir un nombre important de Moai de toutes les tailles et on peut aussi en voir des inachevés. L’endroit est incroyable, on y a passé presque trois heures, tellement on était bouche bée devant tout ce travail et la beauté du lieu, et comme on a le droit d’y entrer une seule fois, alors autant profiter !

Après la carrière on met le cap vers la plage d’Anakena à 7 kilomètres où se trouvent encore des Moai, les décors sont vraiment incroyables, on ne s’attend pas à trouver des paysages comme ça ici : une petite plage avec du sable fin, des palmiers, une mer bleu turquoise et des Moai c’est juste magnifique ! On décide donc de manger notre sandwich sur les tables de pique-nique qui se trouvent juste à côté.

Puis on rebrousse chemin car ce matin nous avons fait une bonne partie de la route de nuit, et on se dit qu’on a dû rater des trucs. Le paysage est magnifique, on s’arrête à plusieurs endroits sur la route où se trouvent des vestiges de Moai sûrement tombés à cause de catastrophes naturelles. C’est ainsi qu’on découvre Akahanga, un endroit incroyable où se trouvait avant une lignée d’une dizaine ou d’une quinzaine de Moai et, un peu plus loin, une autre lignée de 8 ou 6 Moai et quelques-uns éparpillés. On contemple l’endroit en tentant d’imaginer comment ça devait être avant. Ça devait sûrement être un des endroits les plus beaux de l’île ! Dommage qu’ils soient tous tombés, et pas encore rénovés, mais en laissant place à son imagination on peut vite se rendre compte de la beauté du lieu. Donc, vous l’aurez compris, sur cette partie de route la plupart des Moai ne sont plus debout. On ne sait pas trop pourquoi, on a entendu parler d’un tsunami qui aurait tout détruit.

Nous finissons notre balade en scooter et rentrons au camping un peu fatigués de la journée mais avec des images incroyables plein les yeux.

Le lendemain nous remontons au cratère afin de faire la visite du village : aujourd’hui il fait beau. La grimpette fut un peu plus difficile que la dernière fois avec mon genou blessé, mais on finit par arriver en haut. On fait donc la découverte du village d’Orongo et du culte de l’homme oiseau. En fait l’histoire de l’homme oiseau ressemble un peu à une compétition mais c’était un rituel religieux où chaque représentant des clans devait sauter de la falaise, à peu près 10 mètres voire plus, et se rendre à la nage jusqu’au petit îlot Motu Nui situé à plus d’une dizaine de mètres. Une fois sur l’îlot ils devaient choisir un nid de sternes, des oiseaux migrateurs qui arrivent à partir du mois de septembre. Après avoir choisi leur nid ils devaient attendre la ponte d’un œuf et le ramener intact au village d’Orongo. Le premier qui y arrivait devenait alors le chef de la répartition des ressources entre les clans de l’île. Oui oui c’est un peu fou comme rituel !

Puis nous faisons la visite du village où on peut voir leurs habitations qui ont été rénovées : l’endroit est très joli entre la mer et le cratère, un paysage magnifique. Puis nous passons notre dernier jour à vadrouiller sur l’île à pied et à profiter des lieux ! Car l’île de Pâques on n’y va pas comme ça, les billets sont chers ; dans notre tour du monde cela ne changeait rien de l’inclure et nous n’avons donc pas hésité car pour moi c’était un peu un rêve ! Et voilà maintenant c’est réalisé, et ça valait la peine : c’est un endroit incroyable, plein de mystère et de charme ! On a vraiment aimé cette petite île perdue au milieu du pacifique, c’est quand même un des endroits les plus isolés du monde !!

Conseils pratiques :

Pour le logement : nous avons campé au camping Minihoa situé dans le village Hanga Roa. Le camping est bien, douches chaudes, cuisine commune avec tous les ustensiles et un petit casier chacun avec la vaisselle. Le prix d’une nuit et 6.500 pesos chiliens par personne. Ils ont aussi des tentes pour ceux qui n’en n’ont pas.

Pour le transport sur l’île : nous avons loué des vélos pour 24h, 10000 pesos par vélo.

Un scooter pour 24h afin d’aller voir le lever du soleil 20000 pesos.

On peut aussi louer des voitures pour 40000 pesos.

Pour la nourriture : pour faire au plus économique nous avions fait des courses avant de nous rendre sur l’île de Pâques, riz, pâtes, conserves…

Car ici tout est un peu cher vu que tout doit étre importé du continent qui est à 3 000km. Nous avons juste complété nos courses sur place en produits frais.

Pour les visites : le prix du ticket pour l’entrée du national parc est de 30000 pesos par personne : on peut l’acheter à l’aéroport. C’est un peu cher mais presque obligatoire car sans ça on passe à côté de plein de choses. On nous l’a demandé partout.

Il y a trois endroits sur l’île où on ne peut aller qu’une seule fois : le village d’Orongo, le chemin qui longe la côte après le village jusqu’aux 7 Moai, et la carrière de Rano Raraku. Alors profitez en !

Lui il a pas de copain. Mais il a fière allure !

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